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Seal Nice

Qui suis-je et d'où viens-je ?

Sont-ce ces couleurs rouge et blanche, faisant mon costume traditionnel niçois, qui me prédestinaient au Canada ?

Mon groupe folklorique international du nom de « Ciamada Nissarda » qui me tortura au point de faire couler le Canada dans mon inconscient, telle une des nombreuses cascades du Canada ?

Toujours est-il que le Canada est un idéal dans ma vie depuis mon très jeune âge, peut-être naissant juste après la prise de cette photo. En tout cas, non loin de cet âge, la passion pour ce pays du nord de l'Amérique naquit en moi.

Je me rappelle ce jour numérique, faisant de moi un roi, cette puissance qui m'entoura et me fit prendre ce billet aller-retour pour le Canada. J'avais 17 ans, je travaillais pour un pub du « Cours Saleya » à Nice et avais mis assez d'argent de côté pour m'envoler vers mes rêves.

Sans en informer mes parents au préalable, mon diplôme de pâtissier terminé, je leur présentai mon projet, sans retour en arrière possible, à une semaine du départ.

Ils n'ont pu dire que oui, voyant mon enthousiasme, et de là je fis toutes mes premières fois : l'avion, le voyage, l'Amérique et l'aventure.

Mes parents, deux êtres formidables, qui m'ont toujours suivi dans mes rêves les plus fous. Si je devais remercier quelqu'un aujourd'hui, je n'aurais pas loin où aller chercher.

Mais malheureusement pour eux, je dois aujourd'hui parler de moi, me présenter sans parler des autres, chose qui me paraît impossible, car les autres, c'est moi.

Parler de moi serait surtout expliquer mes influences. Bien que très peu influençable, je tiens à rendre hommage à ceux que j'aime, à travers chacun de mes pas.

Sans les autres, je ne serais rien, car si je suis fou et fier de l'être, c'est que je reçois beaucoup de soutien, d'encouragements et que mon meilleur public, ce sont les gens que j'aime et qui m'aiment.

Bien riche de cet entourage, je décidai de quitter Nice à de nombreuses reprises.

Nice, ma belle Nice. Comprendre qui je suis, c'est aussi comprendre d'où je viens.

Je viens aujourd’hui de terminer ma saison de serveur sur la montagne, la question numéro un est : « Pourquoi avez-vous quitté Nice pour Whistler ? »

En effet, Nice, 300 jours/an d'ensoleillement,

les terrasses animées, la cuisine et les produits de qualité, la mer, la plage et la douceur de vivre à la française. J'en oublie probablement beaucoup.

Mais quand je leur parle de mon amour pour le Canada, j'aime croire que mes clients comprennent pourquoi je viens un jour d'Ottawa, pariant sur le fait que je serai le prochain gouverneur du Canada. connaissant l'ouverture d'esprit des Canadiens, je ne l'ai pas pris pour une plaisanterie, mais mon amour pour ce pays suffirait-il? Oh, ok c'est probablement une blague, mais ils me disent, le Canada a besoin de gens comme vous, merci, j'espère que ce n'est pas une blague, je le souhaite.

Pour en revenir à moi, afin de respecter cet exercice insoutenable pour moi, je dois dire que j'ai quelques qualités contrebalancées par de nombreux défauts.

Ma plus grande qualité serait peut-être de me remettre en question au quotidien.

Pour mon plus gros défaut, je pense que c'est l'émotivité, j'aime ou je n'aime pas et ne connais pas l'entre-deux. J'essaye de me soigner, mais c'est parfois très difficile et encore plus loin de son confort social.

Être loin des siens dans un pays où la langue n'est pas la sienne augmente mon émotivité de façon douloureuse, mais j'essaye d'être fort et immigrer demande énormément de courage, alors j'essaye de ne pas trop être dur en prenant du recul sur ce que je suis aujourd'hui. Laissons le temps faire les choses.

Et maintenant, pourquoi me suis-je embarqué dans Sailing Garibaldi ?

Ce projet est né telle une évidence, j'aime bouger de façon nomade, mes ancêtres italiens ont dû me léguer le goût de l'expatriation.

Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à me satisfaire de Nice la belle, mais j'ai appris à me languir d'elle. Plusieurs fois dans ma vie, loin de ma ville natale, j'ai compris qu'il fallait que j'obtienne le moyen de partager mon cœur entre deux endroits du globe, voire plus.

Le Canada fut cette autre partie du globe dans mes choix et je devais me battre pour en être résident permanent au minimum.

Une bonne nouvelle à vous annoncer, nous sommes arrivés à la veille de l'obtention de notre carte de résident, nous attendons l'invitation à aller chercher notre carte.

Mon rêve prend forme, mais le problème, c'est que j'ai plusieurs rêves. Dont celui de faire le tour du monde.

Bien entendu, mon adresse reste et restera au Canada, je me suis battu pour obtenir le droit d'être légalement sur ce sol, j'en suis fier et je veux l'honorer, c'est pour cela que notre tour du monde commencera sur les côtes canadiennes, afin de se former de façon professionnelle à la voile.

Le projet commence à prendre forme, de par ce site bien entendu, mais aussi les cours de voile, la recherche assidue d'un bateau pouvant sécuritairement nous emmener sur les eaux les plus folles.

Je continuerai, à travers mes passions et mon mode de vie, à me présenter plus précisément, à différents moments du projet.

En attendant, vous pouvez trouver mes histoires sur le blog, mes recettes dans le livre de recettes, et bientôt vidéos enrichiront mon voyage.

Le tour du monde à la voile Zero Waste s'explique du fait que je le suis devenu à terre et qu'il est évident de le continuer sur la mer.

Merci à ceux qui ont pris le temps de me connaître à travers cette micro-biographie.

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