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Nice to Vancouver – Visa Travail & Vacances

Mon expérience canadienne vacances-travail - PARTIE 1 - Départ

Il faut alors mettre dans ses bagages l'excitation de découvrir un nouveau pays, l'expérience de l'immigration, la séparation avec la famille et les amis, la joie, la peine de quitter sa ville, la peur irrationnelle de l'avion et quelques vêtements.

Puis s'envoler loin de son berceau méditerranéen.

Nice la belle est à présent loin derrière moi, je m'envole vers de nouveaux paysages. Ayant déjà voyagé au Canada, mais dans la partie francophone, j'ai un lien avec ce pays qui remonte à un inconscient de l'enfance.

Mes premiers voyages au Canada faisaient partie de mes rêves, j'imaginais alors ce lieu comme mon propre pays. Étant né sous le soleil de Nice, personne ne comprenait réellement pourquoi j'étais attiré par un pays représentant à lui seul le froid le plus extrême. Encore aujourd'hui, beaucoup de Canadiens ne comprennent pas ce que je fais ici, Nice leur paraît plus idyllique que Vancouver.

Pourtant, après un premier échange souriant et cordial,
nous arrivons à nous mettre d'accord sur un point ! Vancouver n'a pas à rougir face à Nice, ces deux villes ont d'ailleurs beaucoup de points communs. Si ce ne sont pas les 300 jours d'ensoleillement par an, alors c'est quoi ?

Chapitre 1

Entre mer et montagnes

Tout comme Nice, les possibilités de sorties extérieures sont nombreuses et variées sur Vancouver. Les panoramas sont à couper le souffle et la vie y est douce et chaleureuse. Beaucoup de visiteurs arrivant à Nice ignorent la beauté du parc national du Mercantour et la proximité des pistes de ski au même titre que Vancouver.

En moins d'1 h 30, vous pouvez quitter le soleil pour la neige. Les domaines skiables ne sont pas aussi énormes que sur Whistler, mais vous pouvez varier les stations du Mercantour et des Alpes-Maritimes, afin d'étendre vos expériences de ski azuréen.

Mes nièces jumelles et mon neveu à Valberg en 2015 ont pu apprécier, avec mon frère et moi, une neige abondante et n'ayant rien à envier aux plus gros domaines de la planète. La seule différence avec Whistler, c'est peut-être le forfait de ski à la journée à moins de 35 euros. Donc ne vous en privez pas si vous visitez la Côte d'Azur en hiver.

Devant cependant quitter Nice pour ma nouvelle vie canadienne, je reparlerai de Nice et de ses nombreuses similitudes avec Vancouver de temps à autre, telles des piqûres de nostalgie intervenant dans mon rêve devenu réalité. Me voilà arrivé sur :

Vancouver, Colombie-Britannique, Canada.

Le visa canadien vacances-travail fraîchement délivré, me voilà donc foulant les pas des Haïdas et autres Premières Nations, des premiers colons et autres aventuriers modernes, me laissant charmer par ce lieu intrigant et riche en atmosphères diverses et reposantes. Ce paysage grandiose entre mer et montagne aidant.

ART HAÏDA - Photo : ASKIDEAS

En découvrant l'art autochtone local, d'autres similitudes avec ma ville natale me sautent aux yeux. Les couleurs rouge et noire utilisées, la représentation parfois de l'aigle fièrement debout sur ses pattes et le torse bombé.

Si les couleurs de notre club de football sportif niçois sont le

Un des blasons de Nice - Photo : inconnu

rouge et le noir, j'apprends également que ce sport est aussi populaire ici qu'il l'est chez nous. Nous voyons les signes que nous voulons bien voir, mais ceci ancre mes pas dans un certain confort visuel.

Toujours est-il que l'art des Haïdas, Première Nation, m'envoûte et me fascine. Bien que repris par beaucoup dans la région, je dois avouer que seule une visite en terre haïda pourra m'offrir le bonheur accompli par la rencontre de ce peuple.

Bateau en bois, art haïda - Source : First Peoples

« Je souhaite que mon futur voilier puisse fièrement arborer les couleurs des Haïdas, d'autres éléments feront que mon bateau puisse également rendre un hommage triomphal à ma ville natale. Sans tout dévoiler ici, vous pouvez découvrir quelques indices sur cette page : ANITA.”

 

 

 

Revenons-en à mon arrivée sur Vancouver. J'arrivai seul, tel un explorateur en reconnaissance, je suis à la recherche de mon eldorado, de ma tanière et de mon futur.

La ville de Vancouver m'invita d'abord à admirer la baie des Anglais. Un autre signe, avec la promenade des Anglais à Nice ?

Ni une ni deux, j'enfile mes rollers et je me tortille en vitesse sur cette magnifique baie, offrant la vue d'un Pacifique à mes pieds, de montagnes enneigées et de cargos sagement alignés.

Les couchers de soleil ici sont populaires, les gens, par beau temps, se laissent enivrer par le spectacle et s'installent sur la plage comme dans une salle de cinéma. Quand tout le monde est assis, le film commence et nous délivre chaque jour un scénario différent. J'appellerai ce jour-là le film : « Entre chien et loup »*.

*Entre le jour et la nuit

Le crépuscule entoura donc les silhouettes présentes ce jour-là, je ne disais pas un mot et à aucun moment je ne me sentis seul, malgré la présence de groupes très fermés, riant aux éclats de mots que je ne comprenais pas encore.

Granville Island

Le lendemain, je fis la rencontre de Granville Island. Un espace d'une intelligence déconcertante. Si nos politiciens et architectes français pouvaient s'inspirer de lieux comme celui-ci, des tonnes d'endroits laids pourraient devenir charmants et utiles à la communauté urbaine, créant des emplois et de la vie, là où il y en a peu, ou plus.

Granville Island méritant plus qu'un chapitre parmi tant d'autres, il se doit aussi d'ouvrir le volet nº 2 de mon voyage.

Partie 2 (en préparation)

 

 

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