• Menu
  • Menu

Île de Skye – Écosse

Peut-être souhaitez-vous d’abord lire la partie 1 ?

Partie 2

Le réveil fut paisible et serein, comme une envie de découvrir le monde durant toute ma vie, telle une révélation, mon voyage en Europe, allait en créer d'autres. C’était une certitude, mais comment ? À bord de quel engin ? Quand cela arriverait-il ?

Je ne le savais pas encore à ce moment-là.

Après avoir quitté le tableau sombre que me laissa en cadeau Mademoiselle Lune Brume, hier soir, par tout hasard je fis la rencontre tardive d'un hôte très accueillant, me louant sa dernière chambre. Par chance je garai mon monstre de métal non loin de la porte, Portree est alors très occupé ce soir-là.

La parfaite occasion pour aller se restaurer et prendre ainsi la dernière table dans le restaurant du village.

Je ne savais pas à ce moment précis que la clientèle présente ce jour, allait me suivre tout au long de ma route serpentée, le long des côtes de Skye.

Un homme âgé en kilt apparaîtra tout le long de ma route comme s'il fallait que je trouve Charlie dans ce paradis vert et bleu, il sera présent au restaurant, au petit déjeuner, puis comme s'il me suivait pour me dire, le voyage est encore plus beau, quand il est mêlé au Folklore local.

J'imaginai alors tout plein d'histoires sur ce monsieur et son partenaire de route, le fait est que je ne leur ai pas parlé, comme voulant croire à mes jugements et autres pensées.

Ce voyage m'inspira dans ses moindres détails.

Je n'allais pour autant pas me vêtir d'un kilt et je continuai ma route, confortablement entouré de mon plus "beau" survêtement.

Chocolat hollandais à la main, offert par mon amie Annet, je poursuivis ma route à la recherche de la beauté de cette magnifique partie du monde.

Magnifique ? Je ne me doutait de rien encore. Le peu que j'avais laissé dans mon rétroviseur, (qui était déjà ce que j'avais vu de plus beau dans ma vie), s'intensifia au rythme d'un frisson tous les 100 mètres.

Je dois avouer que les États-Unis m'ont livré de belles surprises visuelles, le Canada aussi, mais pour ma part, jusqu’à ce jour, j'imaginais le Royaume-Uni gris, triste et pesant.

Loin de moi aujourd'hui de penser cela.

Le Royaume-Uni est empli de couleurs, de joie, de beauté et de chaleur.

Je ne pourrais pas vous en dire plus sur ma relation secrète, que j'ai entretenue avec les éléments ce jour-là. Nous ne faisions plus qu'un seul être. C’était puissant, plus que l'amour et la passion.

Naquit de cette relation, un enfant que j’élève aujourd'hui : Le voyage.

Me voyant encerclé par la beauté, je me fis constituer prisonnier. J'acceptais, alors, de ne plus quitter ce monde magique et irréel. La découverte de ces paysages, fit battre mon cœur au rythme de mes frissons, déjà lourdement emmagasinés, depuis le début de ce voyage.

Les couleurs n'en finissaient plus de me sauter au visage, mangeant mes yeux et dévorant mon âme. Ce festin de ma personne, commença lentement et gagna tout mon corps, au point de le faire disparaître dans un plaisir invisible et envoûtant.

J’étais alors la marionnette de l'Écosse, je sentais les fées me tourner autour, en s'amusant de ma naïveté. Croyant alors que la drogue m'était jetée dans le gosier, moi qui n'en avais jamais pris, je me voyais croire en mes fantasmes, j'y croyais mais les vivais aussi.

Un curieux mélange cette drogue, je n'en suis toujours pas sevré.

Vous aussi, avouez-le, vous la voyez la fée sur cette photo ? Mais que dis-je ! Les fées ! Elles sortiront de cet écran, commenceront par vous agripper les yeux, vous les nouer au panorama. Elles ne vous laisseront alors plus jamais tranquilles. Ne cliquez pas sur cette image si vous n'aimez pas le voyage.

Qu'en est-il de mon pauvre corps, à 3/4 dévoré ?

Il se balance, se glisse dans les habits de marionnette que cette vue m'offre en offrande, elle me fit aller à droite, puis à gauche, avancer mais jamais reculer.

Je suis alors le passif de cette relation, l'actif de mon inconscient, le sadomasochiste du voyage. Me griffant l’âme à coups de délicieux mirages.

Mon ombre se mit à la hauteur des monts qui m'encerclaient. Je contemplais alors l'homme de la terre, faisant des va-et-vient inexpliqués au bord de l'eau, comme s'il chercher une sortie  dans cette prison dorée. Il n'avait pas d'expressions, son monstre de métal le guidait, il se laissait sûrement droguer, par cette substance qui faisait de moi, ce zombie béat mais surtout crédule. Peut-être avait-il perdu cette magie, est-ce l'effet secondaire de ce trop plein de pilules invisibles que les fées s'amusent à me glisser dans la gorge ?

Mais je rêve ! Je dis bonjour, je le salue à plusieurs reprises... Il ne répond pas. Me voit-il ? Existerais-je toujours ou suis-je déjà dans l'au-delà ? Cette ferveur ; cette dame beauté, m'aurait-elle déjà entièrement dévoré ?

Soulagement, à ma hauteur, il s'arrêta, me regarda dans un premier temps muet de silence. Me sourit en me demandant si j'avais déjà vu pareille beauté ?

Il me sourit encore, passa son chemin et n’écouta pas ma réponse. Il la connaissait déjà.

Je pris un peu de recul pour admirer un peu plus ce champ de merveilles qu'offrait la terre. Ce bleu intense, d'une mer qu'on voudrait boire, cette pureté ressentie pouvait alors être touchée des yeux. Mes pieds en lévitation, eux, frôlaient ce vert changeant, se transformant au moindre coup d’œil.

Il ne manquait plus aucun seul élément pour me dessiner le paradis, ayant peur d'y être, mes doigts me surprirent d'un pincement douloureux au bras gauche. Non je n'y étais pas, bien vivant mais euphorique, mon chemin continuait à se tracer au fil du temps qui ne passait plus, vous faisant oublier l'heure, le jour et l'année en cours.

De ce beau noir, broutant une herbe salée, sûrement délicieuse, faisant un lait à rendre jaloux des fermiers bretons, cette vache devant moi, n'en avait que faire de ma présence hallucinée. Même un train ne l'aurait pas détournée de son objectif.

Elle aussi a dû succomber à ce doux paysage. Je n'avais alors jamais vu de vaches au bord de la mer, je restais donc naïvement à la contempler. Elle se fondait dans le paysage avec ce noir merveilleusement porté.

Elle savait qu'elle était belle, ayant quand même le doute que ce soit un taureau, je me fis discret dans l'insistance de mon regard sur ses parties génitales.

Trouvant que l'androgynie est la beauté parfaite, je ne pouvais quand même pas me laisser berner par une vache. Je devais en avoir le cœur net.

Je ne vis aucune mamelle, ni aucun testicule de là où j'étais, j'en déciderai alors par la suite que c’était un ange. Après tout ! Je suis au paradis, non ?

Nous plongeons vers la fin d'une boucle enchanteuse. Les côtes de ce royaume divin qu'est l'Isle de Skye, m’emmèneront alors vers d'autres paysages.

Je vous conseille vivement de visiter cette partie du monde, rien ne pourra vous décevoir ou gâcher cet instant, j'y retournerai bientôt je le sais.

Cette autre fois, arriverais-je par la mer ?

J'y ai rencontré des gens merveilleux, croisé des lacs fabuleux, visité le Loch Ness la nuit, enfin vous pourrez voir tout cela dans le diaporama. Bon visionnage.

Vous laissant inventer votre propre histoire, je terminerai par un diaporama, qui j’espère vous séduira, autant que cela peut séduire mes souvenirs, à regarder ces instantanés à nouveau.

Noter cet avis

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

fr_FRFrench